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		<title>Am&#233;rico Nunes</title>
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&lt;p&gt;&#171; Tout finit par mourir except&#233; la conscience qui t&#233;moigne pour la vie. &#187; Ren&#233; Char, La Provence point Om&#233;ga. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il avait le go&#251;t s&#251;r, Am&#233;rico. En mati&#232;re litt&#233;raire et po&#233;tique, d'abord. Je me souviens d'une de nos premi&#232;res rencontres dans un bistrot de la parisienne rue Saint-Andr&#233;-des-Arts, coin Saint-S&#233;verin, le &#171; Caf&#233; Latin &#187;, o&#249; les serveurs l'appelaient &#171; Comandante &#187;. Il y avait ses aises, le Comandante, et presque une table attitr&#233;e. Le &#171; Latin &#187;, c'&#233;tait comme son salon. Il y (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='http://autrefutur.net/local/cache-vignettes/L150xH121/arton1257-c2d5d.jpg?1725749441' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='121' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;strong&gt;Tout finit par mourir except&#233; la conscience qui t&#233;moigne pour la vie.&lt;/strong&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ren&#233; Char, La Provence point Om&#233;ga.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il avait le go&#251;t s&#251;r, Am&#233;rico. En mati&#232;re litt&#233;raire et po&#233;tique, d'abord. Je me souviens d'une de nos premi&#232;res rencontres dans un bistrot de la parisienne rue Saint-Andr&#233;-des-Arts, coin Saint-S&#233;verin, le &#171; Caf&#233; Latin &#187;, o&#249; les serveurs l'appelaient &#171; Comandante &#187;. Il y avait ses aises, le Comandante, et presque une table attitr&#233;e. Le &#171; Latin &#187;, c'&#233;tait comme son salon. Il y recevait. Ce jour, la conversation avait port&#233; sur Ren&#233; Char. En y cherchant autre chose, j'avais tir&#233; de ma besace et pos&#233; sur la table les Feuillets d'Hypnos. Am&#233;rico prit le livre et, sans l'ouvrir, se mit &#224; r&#233;citer une de ses notations &#8211; la 100e &#8211; d'une voix assur&#233;e : &#171; Nous devons surmonter notre rage et notre d&#233;go&#251;t, nous devons les faire partager, afin d'&#233;lever et d'&#233;largir notre action comme notre morale. &#187; L'embranchement &#233;tait trouv&#233; : &#171; Personne ne comprend rien &#224; Ren&#233; Char dans nos milieux. On le dit trop obscur, comme si, nous, nous &#233;tions clairs, comme s'il fallait &#234;tre clair, comme si sa mani&#232;re de raconter sa R&#233;sistance, celle que, lui, avait r&#233;ellement faite, avec hauteur, questionnement et d&#233;termination, n'&#233;tait pas la seule qui convienne. Il suffit de comparer avec d'autres pour comprendre que Char fut la conscience qui t&#233;moignait pour la vie. &#187; Puis il se tut, Am&#233;rico, but une gorg&#233;e de caf&#233; et posa sur moi un regard d'affection : &#171; C'est bien de lire Ren&#233; Char. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nos milieux &#187;, pour lui, recouvraient un territoire de minoritaires de diverses &#233;coles &#8211; assez vaste en nuances &#8211; se situant dans une sorte de galaxie anti-autoritaire allant des anarchistes chass&#233;s de la Premi&#232;re Internationale par son Conseil g&#233;n&#233;ral, sous influence de Marx, aux &#171; gauchistes &#187; de la Troisi&#232;me, d&#233;nonc&#233;s comme tels, par L&#233;nine, grand contempteur de conseillistes et d'esprits &#171; antiparti &#187;. Cette galaxie, dont Am&#233;rico &#233;tait une sorte d'entomologiste mi-amus&#233; mi-constern&#233;, englobait, sous le terme de &#171; gauches communistes &#187; &#8211; il d&#233;testait l'appellation m&#233;diatico-polici&#232;re d' &#171; ultragauche &#187; &#8211;, tout ce qui, &#224; ses yeux, et bien ou mal, avait contribu&#233; &#224; maintenir vivants, contre tous les fossoyeurs de r&#233;volution, l'esprit d'utopie et la force critique de la subversion. Se d&#233;finissant lui-m&#234;me, toujours en souriant, comme &#171; marxo-bakouninien &#187;, son inclinaison la plus profonde &#233;tait triple : po&#233;tique, marxienne et anarchiste. Et tout ensemble, de quoi &#233;nerver les orthodoxes de toute chapelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre premi&#232;re rencontre eut lieu en 2010, &#224; l'occasion de la r&#233;&#233;dition, chez Ab irato, de son formidable livre Les R&#233;volutions du Mexique, originellement paru en 1975 chez Flammarion &#8211; et que prolongera, en 2019, une pr&#233;cieuse &#233;tude sur une des figures de pr&#233;dilection d'Am&#233;rico, Ricardo Flores Mag&#243;n&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Am&#233;rico Nunes, Ricardo Flores Mag&#243;n : une utopie libertaire dans les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. C'&#233;tait &#224; l'occasion d'une f&#234;te du livre de printemps des &#201;ditions CNT-RP, rue des Vignoles. Il avait appr&#233;ci&#233; la recension de son livre que j'avais publi&#233; dans une &#171; revue des livres &#187; du bulletin &#192; contretemps, alors &#233;dit&#233; sous forme papier. Quelque chose s'est tiss&#233; l&#224; de fort, dans le clair-obscur de l'impasse des Vignoles, comme un d&#233;sir partag&#233; de rattraper le temps perdu. Car Am&#233;rico, qui avait ses r&#233;seaux d'informateurs, savait sur moi des choses assez pr&#233;cises, par exemple que j'avais &#233;t&#233; &#233;tudiant en histoire &#224; Paris 7 (Jussieu) &#224; l'&#233;poque o&#249; lui-m&#234;me y enseignait d&#233;j&#224; et que j'avais produit, sous la direction de Pierre Ansart, un m&#233;moire de ma&#238;trise sur le conflit th&#233;orique au sein de la Premi&#232;re Internationale, que, de surcro&#238;t, il avait lu (et appr&#233;ci&#233;). De m&#234;me il savait, par son ami Robert Paris (1937-2020), que je l'avais sollicit&#233; pour travailler &#224; un dossier consacr&#233; &#224; Malatesta&lt;br class='autobr' /&gt;
et &#224; un num&#233;ro d'&#192; contretemps sur Prudhommeaux. Et puis, me dit-il, nos h&#233;t&#233;rodoxies sont objectivement convergentes &#187;, ce qui me fit objectivement rire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rattraper le temps perdu, pour Am&#233;rico, c'&#233;tait relativement facile. Il suffisait de le vouloir. Retrait&#233; de l'enseignement, il en avait plus que moi, du temps, toujours pris que j'&#233;tais par diverses occupations. C'est le mauvais sort qui nous aida quand, victime d'un accident c&#233;r&#233;bral, l'ami Robert Paris fut hospitalis&#233; et que nos dimanches furent consacr&#233;s &#224; aller lui rendre visite dans divers lieux de d&#233;solation dont Am&#233;rico et moi sortions franchement abattus. Enfin, pas toujours, car, m&#234;me si le malheur est ce qu'il est &#8211; et il l'&#233;tait quand on avait connu Robert du temps de sa splendeur &#8211;, il arriva que nous &#233;clat&#226;mes de rire quand, perdus que nous &#233;tions, lui et moi, &#224; discuter d'un d&#233;tail d'histoire sociale concernant la date d'une &#233;ni&#232;me scission au sein d'un groupe anarcho-communiste ou conseilliste infinit&#233;simal, nous en avancions enfin une&#8230; et que Robert, tapant sur la table, mais incapable d'articuler autre chose qu'un &#171; non &#187; cat&#233;gorique et d&#233;finitif, nous toisait du regard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sortir de nos visites hospitali&#232;res dominicales, et pour nous remettre de nos &#233;motions, le premier bistrot faisait l'affaire. De l&#224; naquit une sorte de c&#233;r&#233;monial : nous voir, &#224; dates &#224; peu pr&#232;s r&#233;guli&#232;res, au &#171; Latin &#187; ou &#224; &#171; La Barrique &#187;, pour laisser libre cours &#224; nos &#233;changes sur l'actualit&#233;, le cours d&#233;sastreux du monde, la po&#233;sie, l'utopie, la r&#233;volution, nos vies r&#233;ciproques&#8230; Am&#233;rico &#233;tait un homme de l'oralit&#233;, un conteur n&#233; et un emp&#234;cheur de penser en rond ou au carr&#233;. Bien s&#251;r, il nous arrivait, d'une rencontre &#224; l'autre, de nous r&#233;p&#233;ter, mais avec le m&#234;me plaisir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai toujours pens&#233; que ces rencontres, ces &#233;changes, relevaient d'une sorte de privil&#232;ge qui m'&#233;tait accord&#233;. De plus de dix ans mon a&#238;n&#233;, Am&#233;rico avait baroud&#233;, depuis le Mozambique, colonie portugaise, o&#249; il &#233;tait n&#233; jusqu'&#224; ce 10e arrondissement de Paris o&#249; il habitait, rue des Vinaigriers, &#224; deux pas du canal Saint-Martin, dans le souvenir cin&#233;philique enchant&#233; d'H&#244;tel du Nord de Carn&#233;, de la voix gouailleuse d'Arletty, du quai de Jemmapes et de la passerelle de la Grange-aux-Belles. La &#171; clart&#233; premi&#232;re &#187; de Paris, il l'avait &#233;prouv&#233;e, pour la premi&#232;re fois le 4 juillet 1961, &#224; vingt-deux ans, quand, fuyant la dictature salazariste et ses sales guerres coloniales, elle avait guid&#233; ses pas perdus dans ladite &#171; Ville-Lumi&#232;re &#187;, cette garce qui, d&#233;j&#224;, traitait si mal ses &#171; &#233;trangers &#187;. En 1962, d&#232;s son ind&#233;pendance conquise, c'est Alger, suppos&#233;e capitale des r&#233;volutions, qui l'attira comme un aimant. Il y fut &#171; pied rouge &#187;, travailla pour l'agence cubaine &#171; Prensa Latina &#187; et y connut et fr&#233;quenta un Guevara d&#233;j&#224; mal vu par le castrisme institutionnel, mais en passe de devenir le mythique &#171; Che &#187;. Paris, il le retrouva &#224; l'automne 1965, dans le brouillard et la d&#232;che, vivant de petits boulots, sans autres papiers qu'une carte de s&#233;jour renouvelable tous les trois, puis six, puis douze mois. Ratant de peu un s&#233;jour en Chine Pop., o&#249; il devait embaucher &#224; P&#233;kin Information pour son &#233;dition en langue portugaise, il n'aura pas l'avantage ou l'inconv&#233;nient d'assister de visu &#224; la Grande R&#233;volution culturelle, ce &#171; point d'explosion de l'id&#233;ologie en Chine &#187; &#8211; comme la caract&#233;risa, dans son num&#233;ro 11, d'octobre 1967 &#8211; la sagace revue Internationale situationniste. En revanche, il ne rata pas Mai-68 o&#249; il fut de tous les rendez-vous importants, notamment celui du Comit&#233; d'action &#233;tudiants-travailleurs de Censier, exp&#233;rience radicale s'il en fut, qu'il v&#233;cut, en contrepoint de son &#171; tiers-mondisme &#187; de jeunesse dont il avait fait le tour, comme l'expression enfin r&#233;alis&#233;e d'une utopie longtemps r&#234;v&#233;e. Il &#233;tait alors proche de la mouvance informelle de &#171; La Vieille Taupe &#187;, qu'il quitta avec fracas, c'est-&#224;-dire publiquement, avec ses amis Jacques Baynac et Pierre Ar&#232;ne, aux premiers signes de d&#233;viation d&#233;lirante du d&#233;j&#224; tordu Pierre Guillaume. Sans regret, d'ailleurs, au vue de la d&#233;rive n&#233;gationniste ult&#233;rieure du personnage et de quelques-uns de ses passe-plats ou porte-copies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De tout cela, il &#233;tait certes question lors de nos rencontres, dans le d&#233;sordre assum&#233; de nos m&#233;moires, mais pas seulement. Car Am&#233;rico relevait de cette cat&#233;gorie d'homme qui ne laisse pas le temps figer l'exp&#233;rience, la mus&#233;ifier. Comme Char, encore, il pensait que &#171; notre h&#233;ritage n'est pr&#233;c&#233;d&#233; d'aucun testament &#187; et que, si nous sommes &#171; vou&#233;s &#224; n'&#234;tre que des d&#233;buts de v&#233;rit&#233;s &#187;, encore fallait-il que celles-ci soient toujours mises &#224; l'&#233;preuve de la praxis. Praxis, c'&#233;tait indubitablement un de ses mots f&#233;tiches. Dans sa bouche, il sonnait comme l'expression d'une transcendance, comme ce qui cesse d'interpr&#233;ter pour transformer. En cela, il &#233;tait indubitablement &#171; marxien &#187; ; les onze th&#232;ses sur Feuerbach, il les connaissait par c&#339;ur. Mais, pour &#171; le faire &#187;, pour &#171; l'agir &#187; lui-m&#234;me, c'est &#224; l'imp&#233;tueuse fougue de Bakounine, cet errant des r&#233;volutions en devenir, qu'il se r&#233;f&#233;rait, beaucoup plus inspirant alors que le notateur du British Museum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens qu'il a beaucoup souffert, pendant l'explosion jaune de l'hiver 2018-2019, de ne pouvoir en &#234;tre parce qu'il tra&#238;nait trop la patte et que son c&#339;ur battait exag&#233;r&#233;ment la chamade pour l'&#233;prouver inconsid&#233;r&#233;ment. &#171; C'est moche de vieillir, disait-il, quand on n'est m&#234;me plus une pi&#232;ce rapport&#233;e. &#187; Nos conversations prirent alors, souvent par t&#233;l&#233;phone, une autre dimension. Am&#233;rico suivait le mouvement comme il pouvait, un peu &#224; t&#226;tons dans le flux t&#233;l&#233;visuel des images du pouvoir. Sachant ma participation assidue aux manifs parisiennes du samedi, il m'instaura donc t&#233;moin de pr&#233;dilection. C'&#233;tait un peu comme si j'allais au rapport. Le plus curieux, c'est qu'il sentit assez vite la singularit&#233; de ce mouvement et ce qui, dans sa dynamique propre, ferait histoire, et belle histoire : son refus des repr&#233;sentants, son horizontalit&#233;, sa perception instinctive de l'utilit&#233; de l'action directe. &#171; Et t'as crois&#233; des camarades ? &#187;, m'interrogeait-il syst&#233;matiquement, ce &#224; quoi, au vu des pudeurs desdits camarades vis-&#224;-vis de ce mouvement difficilement identifiable, je r&#233;pondais souvent que non. &#171; Mais ils sont cons, me r&#233;pondait-il, il faut en &#234;tre. Quelque chose s'y joue d'essentiel. &#187; C'est sans doute pour quoi il avait appr&#233;ci&#233; mon texte &#171; Mis&#232;re de la th&#233;orie en temps d'&#233;meute &#187;, que j'avais pr&#233;c&#233;d&#233;, en pensant &#224; lui, d'une phrase de l'historien Guy Dhoquois, qui fut mon enseignant et son ami. Elle disait : &#171; Grise est la th&#233;orie, verte est l'ombre illumin&#233;e de la vie. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ombre illumin&#233;e de la vie, Am&#233;rico l'a cherch&#233;e partout, dans le passage des jours, dans les amiti&#233;s qu'il semait, dans les combats qu'il &#233;pousa, dans les livres qu'il d&#233;vorait, dans les films qu'il voyait, dans cette constante affirmation que l'esprit d'utopie devait &#234;tre sans cesse cultiv&#233;. Sur ce plan, comme sur beaucoup d'autres, il &#233;tait radicalement du c&#244;t&#233; de Miguel Abensour, un autre de ses amis, qui voyait dans l'utopie la forme m&#234;me de la politique et le lieu par excellence de l'&#233;mancipation. Une utopie qui fasse lien indissoluble avec la d&#233;mocratie la plus directe comme seule possibilit&#233; de rompre avec la mal&#233;diction du pouvoir lorsqu'il est celui qu'exerce un homme sur un autre homme, et non pas la puissance de l'agir en commun de ceux d'en bas. Penser l'utopie, pour Abensour comme pour Am&#233;rico, c'&#233;tait d'embl&#233;e consid&#233;rer comme juste, possible et souhaitable la possibilit&#233; d'une politique qui se manifeste par le refus pur et simple de toute domination. Le contraire d'un totalitarisme, donc, comme le susurraient tous les fur&#233;tistes d'un temps funeste o&#249;, convertis au n&#233;o-lib&#233;ralisme, les ex-staliniens qu'ils avaient souvent &#233;t&#233; se refaisaient une virginit&#233; universitaire dans le d&#233;passement du m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le samedi 20 janvier dernier, en fin de matin&#233;e, j'ai entendu pour la derni&#232;re fois la voix d'Am&#233;rico. Elle &#233;tait &#224; la fois faible et combative. Nous avons parl&#233; de l'&#233;tat d'avancement du travail sur son dernier manuscrit et convenu d'un calendrier. Pourtant, j'ai senti en moi comme un malaise que confirma cette phrase murmur&#233;e, la derni&#232;re que j'entendrai de lui : &#171; Je suis rassur&#233; de savoir que les choses avancent. &#187; Il est s&#251;r qu'il ne pouvait pas douter des engagements que j'avais pris &#224; son &#233;gard, ni que je les tiendrai. Parce que je le lui dois. Alors j'ai pens&#233; &#224; cette phrase de Beckett : &#171; Il faut dire les mots tant qu'il y en a, il faut les dire, jusqu'&#224; ce qu'ils me trouvent, jusqu'&#224; ce qu'ils me disent, &#233;trange peine, &#233;trange fuite, il faut continuer. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le potlatch, c'est la restitution d'un privil&#232;ge. L'ami est mort rassur&#233;, j'esp&#232;re, &#224; peine quelques heures apr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#161; Salud, compa&#241;ero !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Freddy GOMEZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Source&lt;/strong&gt; : &lt;a href=&#034;https://acontretemps.org/spip.php?article1034#nh1&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://acontretemps.org/spip.php?article1034#nh1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Am&#233;rico Nunes, Ricardo Flores Mag&#243;n : une utopie libertaire dans les R&#233;volutions du Mexique, Ab irato, 2019. On peut se reporter &#224; ma recension de cet ouvrage : &#171; Ricardo Flores Mag&#243;n, le r&#234;veur en &#233;veil &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>D&#233;sinstituer l'imaginaire de la civilisation capitaliste</title>
		<link>http://autrefutur.net/?Desinstituer-l-imaginaire-de-la-civilisation-capitaliste</link>
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		<dc:date>2023-05-01T16:25:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Marc Royer</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;flexions</dc:subject>
		<dc:subject>International</dc:subject>
		<dc:subject>Copinage</dc:subject>
		<dc:subject>Social</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il a surgi des profondeurs de la m&#233;moire les quelques remarques suivantes concernant l'analyse de Mai 68 et ce qui en reste dans la th&#233;orie politique. &lt;br class='autobr' /&gt;
De quelques pr&#233;misses aux &#171; &#233;v&#232;nements &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques mois avant cet &#233;v&#232;nement politique majeur, des gr&#232;ves ouvri&#232;res d&#233;termin&#233;es avec occupation et parfois s&#233;questration de la direction de site, notamment &#224; Lyon et Nantes avaient pr&#233;figur&#233; ce qui allait advenir. Mais stricto sensu, c'est ce qui s'est produit dans la jeunesse qui a &#233;t&#233; le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://autrefutur.net/?-Reflexions-56-" rel="directory"&gt;R&#233;flexions&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il a surgi des profondeurs de la m&#233;moire les quelques remarques suivantes concernant l'analyse de Mai 68 et ce qui en reste dans la th&#233;orie politique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De quelques pr&#233;misses aux &#171; &#233;v&#232;nements &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quelques mois avant cet &#233;v&#232;nement politique majeur, des gr&#232;ves ouvri&#232;res d&#233;termin&#233;es avec occupation et parfois s&#233;questration de la direction de site, notamment &#224; Lyon et Nantes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En 1967 et au d&#233;but de 1968, il y e&#251;t de nombreuses gr&#232;ves ouvri&#232;res, dont (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; avaient pr&#233;figur&#233; ce qui allait advenir. Mais stricto sensu, c'est ce qui s'est produit dans la jeunesse qui a &#233;t&#233; le d&#233;clencheur du mouvement de mai 1968. Il n'est pas question ici d'en faire une histoire exhaustive, mais d'en d&#233;gager un des aspects pass&#233; sous silence, eu &#233;gard &#224; son importance strat&#233;gique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le milieu &#233;tudiant, une frange active s'&#233;tait politis&#233;e et structur&#233;e dans son opposition &#224; l'imp&#233;rialisme &#233;tats-unien qui s&#233;vissait en particulier au Vietnam, avec toute sa puissance mortif&#232;re : du bombardement des digues en hiver pour provoquer des inondations &#224; la saison des pluies suivante, aux nombreux massacres racistes dans les villages et &#224; l'usage du napalm, en passant par les bombes &#224; billes et les mines anti-personnelles. Ces armes furent largement utilis&#233;es, sans oublier l'usage de l'agent orange &#8211; un herbicide mis au point par Monsanto et Dow Chemical (deux entreprises qui ont particip&#233; &#224; la cr&#233;ation de la bombe atomique) &#8211; dont les effets morbides et d&#233;l&#233;t&#232;res perdurent depuis un demi-si&#232;cle.&lt;BR&gt;
&#192; la rentr&#233;e de 1967, &#224; Antony en r&#233;gion parisienne, l'interdiction de la mixit&#233; dans les b&#226;timents des cit&#233;s universitaires et quelques &#171; bavures polici&#232;res &#187; avaient h&#226;t&#233; le surgissement politique d'une classe d'&#226;ge dont le nombre et les pr&#233;occupations &#233;taient d&#233;j&#224;, en soi, un fait social propre au xxe si&#232;cle. En effet, tout comme il y eut une apparition de l'enfance au xviiie si&#232;cle, on peut dire que l'allongement continu de la scolarit&#233; depuis la fin du xixe a engendr&#233; un ph&#233;nom&#232;ne social qui n'existait pas auparavant : l'adolescence. Apr&#232;s-guerre, dans le maelstrom des plans Marshall et de la reconstruction, cela fut per&#231;u comme la promesse d'un nouveau march&#233; solvable &#224; travers la diffusion de la musique, de &#171; biens culturels &#187; et de modes de vie sp&#233;cifiques. Comme, de plus, cette classe d'&#226;ge &#233;tait particuli&#232;rement nombreuse et que son avenir n'&#233;tait pas &#233;crit d'avance comme ce pouvait &#234;tre le cas dans les si&#232;cles pass&#233;s, les facult&#233;s ont &#233;t&#233; submerg&#233;es en nombre et en espoirs qui allaient vite buter sur la r&#233;alit&#233; sociopolitique que le capitalisme proposait, surtout apr&#232;s qu'il e&#251;t int&#233;gr&#233; &#224; sa mani&#232;re les le&#231;ons de ce qui fut alors d&#233;nomm&#233; &#171; les &#233;v&#232;nements &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quoiqu'enrob&#233;s d'un prestige technophile et progressiste omnipr&#233;sent, la t&#233;l&#233;, les arts m&#233;nagers et Moulinex ne lib&#233;raient personne et nous en avions tous parfaitement conscience. &#192; ce moment-l&#224;, le plus grand nombre des &#233;tudiants et des lyc&#233;ens formulait ainsi ses critiques : la soci&#233;t&#233; de consommation et l'argent corrompent toutes les relations humaines. Aussi simple et g&#233;n&#233;rale qu'elle paraisse, cette intuition n'en &#233;tait pas moins pertinente, au point d'en garder toute son actualit&#233; aujourd'hui. Mais au fond, ce qui portait cette critique, c'&#233;tait une r&#233;volte issue des d&#233;sastres d&#233;ni&#233;s, refoul&#233;s et non apur&#233;s de &#171; la guerre de trente ans &#187; (1914-1945) ainsi que l'avenir mesquin que l'on nous proposait. Parmi les tous premiers slogans repris en c&#339;ur dans les rues, il y e&#251;t &#171; Nous sommes tous des juifs allemands &#187; (le gouvernement emp&#234;chait le retour en France de Cohn-Bendit), puis le c&#233;l&#232;bre &#171; CRS-SS &#187;. Le retour du refoul&#233; traverse toujours les g&#233;n&#233;rations ; cela faisait de celle d'apr&#232;s-guerre (dont on rab&#226;che sans cesse qu'elle fut privil&#233;gi&#233;e) l'h&#233;riti&#232;re des signifiants des plus douloureuses exp&#233;riences de d&#233;shumanisation que le monde ait peut-&#234;tre jamais connues.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;COMMENT, EN QUELQUES MOTS, R&#201;SUMER LES &#171; ACQUIS DE MAI 68 &#187; ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1 -&lt;/strong&gt; Ce qui fit &#233;v&#232;nement, ce fut le d&#233;fi massif et violent que le mouvement &#233;tudiant et la jeunesse ouvri&#232;re ont oppos&#233; &#224; un pouvoir qui &#233;tait consid&#233;r&#233; comme ind&#233;tr&#244;nable depuis qu'il s'&#233;tait dot&#233; d'une nouvelle constitution pr&#233;sidentielle et d'un g&#233;n&#233;ral &#233;lu au suffrage universel. Or, c'est la violence dans la rue qui a fait reculer ce pouvoir, ce qui a ensuite engendr&#233; ce qui restera d&#233;sormais dans l'histoire comme le plus grand mouvement de gr&#232;ve ouvri&#232;re de l'Occident industrialis&#233;. &#192; ce moment-l&#224;, cet &#201;tat fort et con&#231;u comme tel, a tr&#233;buch&#233; sur la jeunesse en r&#233;volte alors que m&#234;me les ordonnances prises contre la s&#233;curit&#233; sociale &#224; l'&#233;t&#233; 1967 n'avaient pas entra&#238;n&#233; une r&#233;sistance ad hoc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2 - &lt;/strong&gt; L'extr&#234;me violence utilis&#233;e par les jeunes pour protester contre la r&#233;pression, et peu de temps apr&#232;s, les occupations d'usines parfois accompagn&#233;es de s&#233;questrations, ont suscit&#233; un ill&#233;galisme de masse que les directions syndicales et politiques se sont rapidement efforc&#233;es de contenir, tout comme l'influence politique d'un mouvement &#233;tudiant baptis&#233; &#171; gauchiste &#187; alors qu'il &#233;tait autrement plus diversifi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 - &lt;/strong&gt; Tous les lyc&#233;es, toutes les facult&#233;s, de tr&#232;s nombreuses institutions et usines, bref, toute la soci&#233;t&#233; fut le th&#233;&#226;tre d'une exp&#233;rience permanente qui, &#224; un titre ou &#224; un autre, fut la plus grande exp&#233;rience de &#171; d&#233;mocratie directe &#187; de toute l'histoire de l'Occident moderne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4 - &lt;/strong&gt; Comme les assembl&#233;es, les commissions, les comit&#233;s d'action, etc. si&#233;geaient sans d&#233;semparer un peu partout, la politisation, notamment de la jeunesse, est all&#233;e grand train. En quelques mois, ce fut une &#233;cole de formation politique sans aucun &#233;quivalent. Cela fut possible car la non-intervention des forces de l'ordre dans les facult&#233;s et les lyc&#233;es (une tradition multis&#233;culaire aujourd'hui foul&#233;e au pied) a permis des occupations longues puis, &#224; la rentr&#233;e de septembre, des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales r&#233;guli&#232;res dans des amphis r&#233;quisitionn&#233;s pour quelques heures sans que l'administration s'y oppose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5 - &lt;/strong&gt; Mais voici le principal. &#171; Lorsque la vie &#233;l&#233;mentaire du pays n'est plus assur&#233;e&#8230; et qu'il est au bord de la paralysie &#187; comme l'a dit de Gaulle le 24 mai, lorsque la quasi-totalit&#233; d'une soci&#233;t&#233; est arr&#234;t&#233;e, qu'elle ne peut plus fonctionner comme avant, alors l'imaginaire de tout un chacun &#8211; qui d'ordinaire, &#233;taye toute civilisation capitaliste &#8211; s'effondre car il n'a plus aucune efficience dans une soci&#233;t&#233; bloqu&#233;e ; il en devient m&#234;me une ineptie. Ceci est la seule mani&#232;re d'expliquer cet enthousiasme politique communicatif et festif qui s'est propag&#233; &#224; grande vitesse dans tout le corps social et qui a longtemps surv&#233;cu &#224; ces quelques mois de r&#233;volte. Le renversement de l'ancien imaginaire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Toute civilisation repose sur un imaginaire qui lui est propre. Lire &#224; ce (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#8211; structur&#233; par la rationalit&#233; calculatrice et transgressive &#8211; a retenti comme un formidable &#171; coup de tonnerre social &#187; qui s'est rapidement propag&#233;. Sa diffusion a pris les proportions d'un fait social total qui a labour&#233; les inconscients en profondeur.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est pourquoi il fallait absolument remettre le fleuve dans son lit et faire oublier cette dimension exceptionnelle des &#233;v&#232;nements &#224; l'ensemble de la population qui les avait v&#233;cus. Les publicitaires, toujours en qu&#234;te de nouveaut&#233;s permettant d'emballer la marchandise, furent les premiers &#224; r&#233;duire Mai 68 &#224; une &#171; r&#233;volution des m&#339;urs &#187;, ce que tout l'appareil id&#233;ologique allait promptement ressasser pendant des lustres&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cette r&#233;duction s&#233;mantique et id&#233;ologique participe de la r&#233;interpr&#233;tation (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Comme toujours, la reconstruction id&#233;ologique d'un fait historique d&#233;rangeant prend la forme d'une pyramide renvers&#233;e qui tient sur une pointe de v&#233;rit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
En r&#233;alit&#233;, &#171; Mai 1968 &#187; fut une d&#233;sinstitution profonde et massive de l'imaginaire rationnel/calculateur qui est au fondement du capitalisme. Ce sont les tr&#233;fonds de cet ordre qui ont alors vacill&#233;, ce que beaucoup sont encore dans l'incapacit&#233; de voir, de comprendre ou d'accepter, et qui constitue une question politique, th&#233;orique et anthropologique majeur. Il y eut une raison suppl&#233;mentaire au travestissement de ce fait social : il a particip&#233; d'un des &#233;l&#233;ments qui permettent de caract&#233;riser une situation comme potentiellement r&#233;volutionnaire du point de vue historique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6 -&lt;/strong&gt; En outre, pendant quelques jours, entre le 26 et le 30 mai, le pouvoir s'est dissous, cela sentait l'affolement et la peur &#224; plein nez &#171; dans les palais de la r&#233;publique &#187; et il n'y avait plus personne dans les minist&#232;res. Tous, dircab, conseillers et larbins encostum&#233;s s'&#233;taient envol&#233;s comme par enchantement et les fantasmes all&#232;rent bon train : Malraux et Debr&#233;, photographi&#233;s la main dans la main et encore tout &#233;mus sur la place de l'&#201;toile, furent intimement persuad&#233;s d'avoir &#233;chapp&#233; le 30 mai &#224; un remake de la prise du palais d'Hiver. Le pouvoir s'&#233;tait &#224; ce point &#233;vanoui que de Gaulle a redout&#233; un moment une d&#233;cision du conseil constitutionnel habilit&#233; &#224; constater la carence du pouvoir. D'ailleurs, son escapade secr&#232;te en Allemagne, dont on a su beaucoup plus tard qu'elle avait concern&#233; l'ensemble de sa famille qu'il voulait mettre &#224; l'abri, ressemble &#224; ces &#233;v&#232;nements rocambolesques qui n'arrivent que dans ce genre de situation historique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;7 &#8211; &lt;/strong&gt; Mais la tr&#232;s &#233;troite inf&#233;odation du PCF (et par cons&#233;quence de la CGT) au PC sovi&#233;tique de l'&#233;poque a eu raison de cette r&#233;volte. En effet, il faut se souvenir que Moscou voyait de Gaulle comme un &#171; rempart &#187; contre l'ambition des &#201;tats-Unis, ce que ce dernier a &#171; confirm&#233; &#187; en fermant les bases militaires &#233;tats-uniennes de France, en se d&#233;saffiliant de l'Otan et en soutenant le mouvement des pays non align&#233;s. En 1945 d&#233;j&#224;, c'est pour pr&#233;server cette partition du monde en zones d'influences d&#233;cid&#233;e &#224; Yalta que ces m&#234;mes staliniens fran&#231;ais ont d&#233;sarm&#233; les r&#233;sistants FTP pour finalement les transformer&#8230; en toutes nouvelles Compagnies r&#233;publicaines de s&#233;curit&#233;, les CRS. C'est ce qui est encore appel&#233; le compromis gaullo-communiste, issu de la seconde guerre mondiale, et destin&#233; &#224; faire oublier les collaborations des uns et des autres. Il n'&#233;tait donc pas question de mettre en cause ce partage du monde en Mai 68, d'autant que les jeunesses pouvaient &#233;galement affaiblir le monopole de repr&#233;sentation politique et syndical du stalinisme ici m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;8 - &lt;/strong&gt; En dissolvant l'assembl&#233;e nationale le 30 juin, de Gaulle a fait d'une pierre deux coups. Il a intronis&#233; le &#171; communisme &#187; en un ennemi putatif qu'il connaissait bien pour l'avoir d&#233;j&#224; circonvenu apr&#232;s guerre, ce qui a permis d'appeler &#171; la majorit&#233; silencieuse &#187; (de la droite &#224; l'extr&#234;me droite) &#224; manifester sur les Champs Elys&#233;es, puis &#224; constituer les comit&#233;s de d&#233;fense de la R&#233;publique (CDR) qui, avec le service d'action civique (SAC), ont recycl&#233; des &#171; barbouzes &#187;, des n&#233;o-fascistes et quelques truands contre les &#171; dangers du p&#233;ril rouge &#187; : la r&#233;action fut &#224; la mesure d'une des plus grandes trouilles bourgeoises de l'histoire de ce pays. En face, les staliniens et autres sociaux-d&#233;mocrates ont saisi cette proposition de nouvelles &#233;lections l&#233;gislatives pour siffler la fin d'un mouvement qui les d&#233;bordait largement, pensant y gagner quelques si&#232;ges de d&#233;put&#233;s. Las, la d&#233;culott&#233;e fut s&#233;v&#232;re. Parall&#232;lement, la teneur des accords de Grenelle avec les syndicats allait permettre de faire rentrer la &#171; classe ouvri&#232;re &#187; dans les ateliers de son ali&#233;nation quotidienne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. &#224; ce sujet le c&#233;l&#232;bre documentaire qui d&#233;passait les intentions de leurs (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, alors que les augmentations de salaires consenties allaient &#234;tre rapidement reprises gr&#226;ce &#224; l'inflation et &#224; la d&#233;valuation de 11% du franc &#224; l'&#233;t&#233; 1969. L'institutionnalisation des sections syndicales dor&#233;navant financ&#233;es par les directions d'entreprises allait faire le reste, c'est-&#224;-dire pr&#233;cipiter leurs inexorable d&#233;clin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;9 - &lt;/strong&gt; Passer sous silence, comme c'est trop souvent le cas, le solide barrage qu'ont constitu&#233; &#224; l'&#233;poque le PCF et la CGT, c'est se condamner &#224; ne pouvoir expliquer l'&#233;chec de la plus importante gr&#232;ve de tous les temps autrement que par des causes internes &#224; ce mouvement, c'est ouvrir un boulevard aux ratiocinations et aux caricatures historiques et politiques qui n'ont pas cess&#233; depuis lors. Au fond, ce qu'il s'agit essentiellement de masquer depuis plus d'un demi-si&#232;cle, c'est qu'il pourrait se reproduire une destitution massive de l'imaginaire en r&#233;sonnance avec ce capitalisme lorsque les rouages politiques, &#233;conomiques et id&#233;ologiques habituels seront &#224; nouveau volontairement bloqu&#233;s. C'est l&#224; que g&#238;t un &#233;norme potentiel de destitution du capitalisme et c'est la raison pour laquelle la place de l'imaginaire est centrale dans la critique radicale. Non que cela soit suffisant, mais c'en est le point de passage oblig&#233; et la plupart du temps pass&#233; sous silence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;10 - &lt;/strong&gt; Lorsque l'ancien monde est volontairement arr&#234;t&#233; dans sa course folle vers l'ab&#238;me, d&#233;bute alors une exp&#233;rience proprement renversante qui nous conduit &#224; constater quotidiennement qu'il est non seulement possible de vivre autrement, mais que, de plus, le go&#251;t de la vie, de la beaut&#233; et de l'amour revient nous submerger, pour notre plus grand plaisir, parce qu'il a toujours &#233;t&#233; l&#224;, inscrit en nous. Et de constater aussi, summum de la surprise, qu'il en va majoritairement de m&#234;me chez autrui, ce qui pouvait se lire dans les yeux brillants des passants de tous &#226;ges, sur les places en 2011, en avril et mai 2016, au printemps 2018 et en ce d&#233;but d'ann&#233;e 2023. Cette place fondamentale de l'imaginaire chez tous les &#234;tres humains nous conduit &#224; dire que le &#171; grand soir &#187; restera toujours &#171; un horizon de haute n&#233;cessit&#233; &#187; comme l'aurait &#233;crit Edouard Glissant. Mais, contrairement &#224; ceux qui en souhaitent l'obsolescence en pointant &#224; juste titre sa f&#233;tichisation pass&#233;e, il sera plut&#244;t n&#233;cessaire d'en entretenir la flamme durant des ann&#233;es, car destituer un syst&#232;me qui a &#233;t&#233; int&#233;rioris&#233; depuis plusieurs si&#232;cles ne se fera pas en un seul soir, d'autant qu'il sera compliqu&#233; de reb&#226;tir sur le terrain de ruines empoisonn&#233;es qu'on nous a l&#233;gu&#233;es : de nombreuses nuits seront n&#233;cessaires, qu'on les passe debout ou pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PS&lt;/strong&gt; : M&#234;me si &#224; peu pr&#232;s tous les termes du d&#233;bat ont &#224; pr&#233;sent chang&#233;, il n'en reste pas moins que cette analyse de &#171; Mai 68 &#187; comme effondrement temporaire de l'imaginaire dont se soutient la civilisation capitaliste (lorsqu'elle est volontairement stopp&#233;e) donne un autre horizon &#224; des questions qui ont travers&#233; la th&#233;orie politique depuis le xixe si&#232;cle. En effet, lorsque ce type de soci&#233;t&#233; est enti&#232;rement bloqu&#233; &#8211; entra&#238;nant de facto une destitution de l'imaginaire structur&#233; par la rationalit&#233; calculatrice qui la caract&#233;rise &#8211; il s'en suit une profonde modification des rapports non seulement entre les &#234;tres humains, mais aussi de ceux qu'ils entretiennent avec le monde. Sans pour autant y mettre un nom, tous les participants de &#171; mai 68 &#187; auront v&#233;cu cette &#171; exp&#233;rience &#187; intense et profonde au point qu'elle restera grav&#233;e &#224; jamais dans leur m&#233;moire.&lt;BR&gt;
Ces fragments d'anthropologie politique ne closent &#233;videmment pas la question des rapports entre ali&#233;nation et conscience de classe, mouvement ouvrier et intellectuels, rapports de force avec l'&#201;tat et organisation ad hoc, mais en tous cas ils font un sort aux politiques qui ne se soutiennent que de la seule &#233;conomie politique dans l'analyse d'une situation.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;
&lt;strong&gt;Jean-Marc Royer&lt;/strong&gt;, le 28 avril 2023.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En 1967 et au d&#233;but de 1968, il y e&#251;t de nombreuses gr&#232;ves ouvri&#232;res, dont les plus c&#233;l&#232;bres Rhodiaceta, Lyon Feyzin&#8230; voir &#224; ce sujet le document de l'INA &#171; Mai 68 : les mouvements sociaux &#224; Lyon et &#224; Grenoble &#187;, Rh&#244;ne Alpes actualit&#233;s - 20.05.1968.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Toute civilisation repose sur un imaginaire qui lui est propre. Lire &#224; ce sujet &#171; capital et mode de connaissance scientifique moderne : un imaginaire en partage, Carnets de r&#233;clusion #6 &#187;, lundimatin#277 du 1er mars 2021. L'imaginaire dont il est ici question n'a rien &#224; voir avec les repr&#233;sentations subconscientes, encore moins avec ce que Maurice Godelier baptise du m&#234;me nom, mais il est &#224; comprendre dans l'articulation qu'il permet entre deux ordres profond&#233;ment h&#233;t&#233;rog&#232;nes : le R&#233;el et le Symbolique. Plus concr&#232;tement illustr&#233; : l'imaginaire africain il y a encore 35 ans &#233;tait autrement structur&#233; que celui d'un europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cette r&#233;duction s&#233;mantique et id&#233;ologique participe de la r&#233;interpr&#233;tation bourgeoise de toute r&#233;volte ou r&#233;volution mise en &#233;chec. C'est pourquoi ressasser ad nauseam que Mai 68 fut &#171; r&#233;cup&#233;r&#233; &#187;, c'est hurler avec les loups, c'est contribuer &#224; en masquer la radicalit&#233; et c'est surtout &#234;tre aveugle &#224; ce qui s'est ensuite r&#233;ellement tram&#233; : une contre-r&#233;volution internationale des n&#233;olib&#233;raux dont il n'est pas possible ici de d&#233;tailler les caract&#233;ristiques. Cf. par exemple &#224; ce sujet &#171; l'Anschluss de la RDA, une r&#233;ussite n&#233;olib&#233;rale spectaculaire, Carnets de Guerre #2 paru dans lundimatin#337, le 2 mai 2022.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. &#224; ce sujet le c&#233;l&#232;bre documentaire qui d&#233;passait les intentions de leurs auteurs, Pierre Bonneau et Jacques Willemont : &#171; La reprise du travail aux usines Wonder &#187;, &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=ht1RkTMY0h4&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=ht1RkTMY0h4&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un vieux barbu parcourant le monde...</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>AutreFutur</dc:creator>


		<dc:subject>International</dc:subject>
		<dc:subject>Culture</dc:subject>
		<dc:subject>Copinage</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un vieux barbu parcourant le monde pour offrir &#224; tous des lendemains meilleurs : Pierre Kropotkine (1842-1921), g&#233;ographe et th&#233;oricien de l'anarchisme, vous souhaite un joyeux bordel ! &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; &#034;Fraternit&#233;, sororit&#233;, adelphit&#233;&#034;, S&#233;bastien (www.sebastienmarchal.fr)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-International,15-+" rel="tag"&gt;International&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Culture-+" rel="tag"&gt;Culture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Copinage-+" rel="tag"&gt;Copinage&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://autrefutur.net/local/cache-vignettes/L150xH150/arton1169-f6dc4.jpg?1725754899' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un vieux barbu parcourant le monde pour offrir &#224; tous des lendemains meilleurs : Pierre&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Kropotkine&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt; Kropotkine&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; (1842-1921), g&#233;ographe et th&#233;oricien de l'anarchisme, vous souhaite un joyeux bordel !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1684 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://autrefutur.net/local/cache-vignettes/L500xH500/photos-collagekropo-6b-65a9d.jpg?1726006519' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_1685 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://autrefutur.net/local/cache-vignettes/L500xH500/photos-collagekropo-8b-9dd3b.jpg?1726006519' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;Fraternit&#233;, sororit&#233;, adelphit&#233;&#034;,&lt;br class='manualbr' /&gt;S&#233;bastien (&lt;a href=&#034;http://www.sebastienmarchal.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.sebastienmarchal.fr&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Retour sur un d&#233;sert amplifi&#233;</title>
		<link>http://autrefutur.net/?Retour-sur-un-desert-amplifie</link>
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		<dc:date>2021-11-18T09:58:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Contribution</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;flexions</dc:subject>
		<dc:subject>International</dc:subject>
		<dc:subject>Culture</dc:subject>
		<dc:subject>Copinage</dc:subject>
		<dc:subject>Social</dc:subject>
		<dc:subject>Une</dc:subject>
		<dc:subject>N&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; propos de &#034;D&#233;sert de la critique&#034; de Renaud Garcia. &lt;br class='autobr' /&gt;
Plut&#244;t qu'une nouvelle recension qui r&#233;p&#233;terait le tr&#232;s bon texte de Freddy Gomez (&#192; contretemps), nous reprenons ici son analyse&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt; Qu'est-ce qui fait qu'un livre marque une &#233;poque ? Sans doute sa capacit&#233; &#224; se saisir, dans une p&#233;riode de confusion intellectuelle sans limites, du corpus id&#233;ologique qui l'inspire et qui, par une de ces ruses que la raison affecte, est devenu quasi dominant dans le monde de &#171; la culture &#187;, et d'en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://autrefutur.net/?-Reflexions-56-" rel="directory"&gt;R&#233;flexions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Reflexions-+" rel="tag"&gt;R&#233;flexions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-International,15-+" rel="tag"&gt;International&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Culture-+" rel="tag"&gt;Culture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Copinage-+" rel="tag"&gt;Copinage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Social-+" rel="tag"&gt;Social&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Une-+" rel="tag"&gt;Une&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Neoliberalisme-+" rel="tag"&gt;N&#233;olib&#233;ralisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://autrefutur.net/local/cache-vignettes/L149xH150/arton1162-cb831.jpg?1726050384' class='spip_logo spip_logo_right' width='149' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; propos de &#034;D&#233;sert de la critique&#034; de Renaud Garcia. &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t qu'une nouvelle recension qui r&#233;p&#233;terait le tr&#232;s bon texte de Freddy Gomez (&lt;i&gt;&#192; contretemps&lt;/i&gt;), nous reprenons ici son analyse&#8230;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'est-ce qui fait qu'un livre marque une &#233;poque ? Sans doute sa capacit&#233; &#224; se saisir, dans une p&#233;riode de confusion intellectuelle sans limites, du corpus id&#233;ologique qui l'inspire et qui, par une de ces ruses que la raison affecte, est devenu quasi dominant dans le monde de &#171; la culture &#187;, et d'en analyser, dans une perspective clairement &#233;mancipatrice, les effets d&#233;l&#233;t&#232;res. Avec la ferme intention de d&#233;montrer l'absolu n&#233;ant de ce simulacre de pens&#233;e subversive que repr&#233;sente la philosophie de la d&#233;construction, Renaud Garcia, philosophe lui-m&#234;me, s'est attel&#233; &#224; cette t&#226;che risqu&#233;e, en 2015, en nous livrant son D&#233;sert de la critique, ouvrage qui avait eu les faveurs d'une longue et laudative recension sur notre site.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Six ans apr&#232;s, les vaillants soutiers de L'&#201;chapp&#233;e, son &#233;diteur, remettent le couvert en ressortant l'opus de Renaud Garcia en poche&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Renaud Garcia, Le D&#233;sert de la critique : d&#233;construction et politique, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; dans une &#233;dition augment&#233;e d'une longue pr&#233;face de 60 pages &#8211; &#171; De l'esprit de parti &#187; &#8211; o&#249; l'auteur revient sur &#171; les al&#233;as de la r&#233;ception &#187; souvent houleuse de son livre, mais plus encore s'attache &#224; t&#233;moigner en quoi, depuis, le d&#233;sert a progress&#233;. C'est cette pr&#233;face, et elle seule, qui fera ici l'objet de ce retour critique, &#233;tant entendu que, pour le reste, c'est-&#224;-dire le livre &#224; proprement parler, notre opinion n'ayant pas chang&#233;, nous renvoyons le lecteur &#224; ce que nous en disions lors de sa premi&#232;re &#233;dition&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Freddy Gomez, &#171; D'un n&#233;ant critique : d&#233;construction et postanarchisme &#187;, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Sans jamais se d&#233;partir de son calme &#8211; &#233;crivions-nous en 2015 en conclusion de cette recension &#8211;, un calme qu'on sent parfois bouillir sous sa plume ma&#238;tris&#233;e, Renaud Garcia questionne, dans cet indispensable D&#233;sert de la critique qui deviendra classique, le paradoxe qui veut que, cartographi&#233;es comme radicales ou subversives par les experts de l'industrie culturelle dominante, les th&#233;ories de la d&#233;construction se r&#233;v&#232;lent non seulement inop&#233;rantes &#8211; et m&#234;me d&#233;sarmantes au propre sens du terme &#8211; pour comprendre le monde tel qu'il s'effondre, mais participent, dans tous les champs qu'elles investissent, de cette marche vers le chaos que la folie capitaliste porte en elle comme la nu&#233;e porte l'orage. &#187; Ce calme, qu'on retrouve dans chaque production &#8211; m&#234;me objectivement pol&#233;mique &#8211; de Renaud Garcia&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Notamment dans La Collapsologie ou l'&#233;cologie mutil&#233;e, L'&#201;chapp&#233;e, 2020, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; est sa marque de fabrique. Il tient son cap sans jamais forcer le trait. Pour le D&#233;sert, nous apprend-il dans cette pr&#233;face &#224; sa r&#233;&#233;dition, &#171; l'exercice coh&#233;rent de la critique &#187; impliquait, &#171; en concertation avec l'&#233;diteur &#187;, de &#171; contenir la veine pamphl&#233;taire, comme on retient la crue d'un fleuve, et s'attaquer pied &#224; pied, avec &#233;rudition si besoin, aux th&#233;ories amphigouriques de la d&#233;construction et leurs d&#233;cantations dans le milieu militant &#187; (p. 9). Pari de la mesure tenu donc, mais sans le moindre effet sur le &#171; parti d&#233;constructeur &#187;, qui, toutes tendances confondues, vit dans la d&#233;monstration de Renaud Garcia la marque infamante du sanglot de l'homme blanc, colonialiste, h&#233;t&#233;rosexuel et forc&#233;ment r&#233;actionnaire. Sainte Inquisition des temps postmodernes, il le voua, en certaine chaire acad&#233;mique, aux g&#233;monies de la studieuse jeunesse qu'il fa&#231;onne et, ce qui est plus troublant, l'accusa, en certain milieu &#171; libertaire &#187; d&#233;construit, d'amabilit&#233;s diverses sur le &#171; confusionnisme &#187; de ses th&#232;ses, objectivement r&#233;cup&#233;rables, aux dires des subtils postanarchistes, par la droite extr&#234;me. De quoi perdre patience, en somme, m&#234;me quand, comme Renaud Garcia, on en fait vertu. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&#8230;Lire la la suite : &lt;a href=&#034;http://www.acontretemps.org/spip.php?article869&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.acontretemps.org&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Ou dans le texte en pdf :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1676 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;35&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='http://autrefutur.net/IMG/pdf/retour_sur_un_desert_amplifie_fg_.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 621.1 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='http://autrefutur.net/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1725649604' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-1676 '&gt;&lt;strong&gt;retour sur un desert amplifi&#233;.pdf
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Renaud Garcia, Le D&#233;sert de la critique : d&#233;construction et politique, r&#233;&#233;dition augment&#233;e d'une pr&#233;face : &#171; De l'esprit de parti &#187;, L'&#201;chapp&#233;e, &#171; collection poche &#187;, 2021, 272 p.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Freddy Gomez, &#171; &lt;a href=&#034;http://acontretemps.org/spip.php?article581&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D'un n&#233;ant critique : d&#233;construction et postanarchisme&lt;/a&gt; &#187;, novembre 2015. En janvier 2016, notre site a &#233;galement repris, sous le titre &#171; Du d&#233;lire en milieu &#8220;d&#233;constructionniste&#8221; &#187;, un entretien que Renaud Garcia avait consacr&#233; &#224; La D&#233;croissance, compl&#233;t&#233; d'un post-scriptum qu'il avait r&#233;dig&#233; pour &#192; contretemps. Il est conseill&#233; de se reporter &#224; ces deux pi&#232;ces pour suivre les aventures du D&#233;sert, dont le texte pr&#233;sent se veut un prolongement.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Notamment dans La Collapsologie ou l'&#233;cologie mutil&#233;e, L'&#201;chapp&#233;e, 2020, ouvrage recens&#233; sur ce site sous le titre &#171; &lt;a href=&#034;http://acontretemps.org/spip.php?article809&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mis&#232;re de la collapsologie&lt;/a&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Maggy Bolle n'est pas ta m&#232;re !</title>
		<link>http://autrefutur.net/?Maggy-Bolle-n-est-pas-ta-mere</link>
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		<dc:date>2021-11-13T18:26:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Zavally</dc:creator>


		<dc:subject>Culture</dc:subject>
		<dc:subject>Musiques</dc:subject>
		<dc:subject>Copinage</dc:subject>
		<dc:subject>Social</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si je vous dis que Maggy BOLLE chante, vous allez me r&#233;pondre &#034;que &#231;a me fait une belle jambe&#034;&#8230; Mais si je pr&#233;cise que Maggy BOLLE est une vraie chanteuse, avec textes, musiques et belle voix un peu &#233;raill&#233;e, qu'elle commence &#224; se tailler une petite r&#233;putation en marge du showbiz &#224; paillettes, votre pupille jusque l&#224; &#233;teinte se met soudain &#224; briller&#8230; Pas du style &#224; faire dans le &#034;politiquement correct&#034; : elle dit les choses Miss Maggy, et des fois un peu cr&#251;ment. Elle aligne les strophes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://autrefutur.net/?-Cultures-" rel="directory"&gt;Cultures &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Culture-+" rel="tag"&gt;Culture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Musiques,26-+" rel="tag"&gt;Musiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Copinage-+" rel="tag"&gt;Copinage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Social-+" rel="tag"&gt;Social&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://autrefutur.net/local/cache-vignettes/L150xH75/arton1161-626fd.jpg?1725755377' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Si je vous dis que Maggy BOLLE chante, vous allez me r&#233;pondre &#034;que &#231;a me fait une belle jambe&#034;&#8230; &lt;br class='manualbr' /&gt;Mais si je pr&#233;cise que Maggy BOLLE est une vraie chanteuse, avec textes, musiques et belle voix un peu &#233;raill&#233;e, qu'elle commence &#224; se tailler une petite r&#233;putation en marge du showbiz &#224; paillettes, votre pupille jusque l&#224; &#233;teinte se met soudain &#224; briller&#8230; &lt;br class='manualbr' /&gt;Pas du style &#224; faire dans le &#034;politiquement correct&#034; : elle dit les choses Miss Maggy, et des fois un peu cr&#251;ment. Elle aligne les strophes avec malice, m&#234;le la d&#233;rision &#224; l'autod&#233;rision, marie l'humour et l'ironie, balance quelques vannes bien senties mais jamais franchement m&#233;chantes entre deux chansons, et affiche ce je m'en foutisme de fa&#231;ade propre &#224; ceux qui bossent dur mais qui ne tiennent pas forc&#233;ment &#224; ce que &#231;a se sache&#8230; Qui veulent pas, comme dirait tonton Georges, &#034;que ce soit le dit&#034;&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
(&lt;i&gt;d'apr&#232;s&lt;/i&gt;) RobertVaschalde, Joannas, le 15/01/13.&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;700&#034; height=&#034;380&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/QbJk1kLXnTk&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;BR&gt;
&lt;div class='spip_document_1674 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://autrefutur.net/local/cache-vignettes/L250xH223/maggy-bolle-pt-23980.jpg?1725755377' width='250' height='223' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Son dernier album : &lt;strong&gt;J'suis pas ta m&#232;re !&lt;/strong&gt;, &lt;br class='manualbr' /&gt;&#192; d&#233;couvrir sur : &lt;a href=&#034;https://www.last.fm/fr/music/maggy%20bolle&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.last.fm/fr/music/maggy%20bolle&lt;/a&gt;&lt;BR&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Site et infos : &lt;a href=&#034;http://www.maggybolle.fr/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.maggybolle.fr/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; Paris, la librairie &#034;&#201;quipages&#034; veut r&#233;sister &#224; la vague</title>
		<link>http://autrefutur.net/?A-Paris-la-librairie-Equipages-veut-resister-a-la-vague</link>
		<guid isPermaLink="true">http://autrefutur.net/?A-Paris-la-librairie-Equipages-veut-resister-a-la-vague</guid>
		<dc:date>2020-04-29T08:41:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>AutreFutur</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;flexions</dc:subject>
		<dc:subject>Solidarit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Culture</dc:subject>
		<dc:subject>Participation</dc:subject>
		<dc:subject>Copinage</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La librairie &#201;quipages existe depuis 20 ans. Nous avons repris la barque &#224; la suite de Ren&#233;e et de Pierre Daguet. On se veut plus que jamais engag&#233;e dans les probl&#233;matiques soci&#233;tales, mais les &#233;v&#233;nements que nous traversons perturbent fortement notre activit&#233; et influent sur la dynamique des rendez-vous que nous vous proposons depuis octobre dernier. On se doit de r&#233;pondre aux demandes, aux propositions pour ce lieu de parole et d'&#233;changes. Nous persistons &#224; vouloir faire de la librairie, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://autrefutur.net/?-Solidarite-78-" rel="directory"&gt;Solidarit&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Reflexions-+" rel="tag"&gt;R&#233;flexions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Solidarite-+" rel="tag"&gt;Solidarit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Culture-+" rel="tag"&gt;Culture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Participation-+" rel="tag"&gt;Participation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Copinage-+" rel="tag"&gt;Copinage&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://autrefutur.net/local/cache-vignettes/L150xH140/arton1105-ada92.png?1725757528' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='140' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1576 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;60&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://autrefutur.net/IMG/jpg/lib-equipages.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://autrefutur.net/local/cache-vignettes/L500xH375/lib-equipages-27232.jpg?1726050385' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-1576 '&gt;&lt;strong&gt;&#201;quipages, 61 rue de Bagnolet 75020 Paris - 01 43 73 75 98
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;La librairie &#201;quipages existe depuis 20 ans. Nous avons repris la barque &#224; la suite de Ren&#233;e et de Pierre Daguet. On se veut plus que jamais engag&#233;e dans les probl&#233;matiques soci&#233;tales, mais les &#233;v&#233;nements que nous traversons perturbent fortement notre activit&#233; et influent sur la dynamique des rendez-vous que nous vous proposons depuis octobre dernier. &lt;br class='autobr' /&gt;
On se doit de r&#233;pondre aux demandes, aux propositions pour ce lieu de parole et d'&#233;changes. Nous persistons &#224; vouloir faire de la librairie, de la lecture et du partage des textes un acte de r&#233;sistance &#224; la b&#234;tise, &#224; l'ignorance et &#224; la peur&#8230; Et la librairie ne peut rien sans vous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour continuer &#224; cr&#233;er plus de liens dans la vie r&#233;elle, s'inscrire dans la vie du quartier, &#233;viter d'aller &#224; la catastrophe, faire autrement dans un d&#233;sir vivant et joyeux, il nous faut dans l'imm&#233;diat p&#233;renniser notre activit&#233; &#233;conomiquement, faire en sorte de pouvoir payer en priorit&#233; notre loyer et nos fournisseurs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Commander et passer&lt;/h2&gt;&lt;BR&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;N'h&#233;sitez pas&lt;/strong&gt; &#224; passer nous voir &#224; la librairie pour &#233;changer, partager, nous faire part de vos suggestions, remarques, commander &#034;en ligne&#034; au &lt;strong&gt;01 43 73 75 98&lt;/strong&gt; ou via &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;mailto:librairieequipages@wanadoo.fr&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;librairieequipages@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et venir r&#233;cup&#233;rer vos livres&#8230;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;la librairie &#233;quipages vous accueille en terrasse et dans son vestibule en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;BR&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Participer et soutenir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
C'est pour cela que nous avons lanc&#233; une cagnotte qui nous permettra dans un premier temps de r&#233;pondre au plus press&#233;, mais c'est dans la dur&#233;e que nous voulons nous inscrire. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Cliquer sur le lien suivant (et &#034;sortir&#034; sa CB&#8230;)&lt;/strong&gt; : &lt;a href=&#034;https://www.cotizup.com/aidonslequipage&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cotizup.com/aidonslequipage&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous gardons l'id&#233;e de cr&#233;er un support papier pour garder une trace de l'&#233;volution de nos actions communes &#224; l'&#233;chelle du quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Merci &#224; toutes et &#224; tous pour votre soutien et votre fid&#233;lit&#233;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Pour la librairie &#201;quipages, &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Caroline&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Claude&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;la librairie &#233;quipages vous accueille en terrasse et dans son vestibule en maintenant les distances de s&#233;curit&#233; strictement officielles, &#224; savoir :&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;1&lt;/strong&gt;- on ne se tient pas par la main, on ne s'embrasse pas sur la bouche tout de suite (exception couple homologu&#233; en tant que tel)&lt;BR&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;2&lt;/strong&gt;- on reste &#224; distance les uns des autres m&#234;me si notre penchant penche du c&#244;t&#233; du toucher&lt;BR&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;3&lt;/strong&gt;- un Hydro-alcoolique est &#224; votre disposition (un verre &#224; la fois)&lt;BR&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;4&lt;/strong&gt;- on mouche son nez, on dit bonjour &#224; la dame, on remonte ses chaussettes&lt;BR&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;5&lt;/strong&gt;- dans cette p&#233;riode de confinement, les mots sont rares et chers : tout conseil vous sera factur&#233; &#224; la hauteur de l'expression de votre bonne humeur enchanteresse&lt;BR&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;6&lt;/strong&gt; - la librairie &#233;quipages s'&#233;tant &#233;quip&#233;e d'un tapis volant mod&#232;le VE=MC2 on vous livrera &#224; votre fen&#234;tre sur simple demande r&#233;dig&#233;e sur la base du formulaire d&#233;rogatoire authentifi&#233; mis en bouteille Au bon vingt (52, rue de Bagnolet)&lt;BR&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;7&lt;/strong&gt; &#8211; Rien de plus mais c'est un chiffre porte-bonheur&lt;BR&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Bonjour, Bonsoir, les Esquimaux.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Souvenir de la soir&#233;e &#034;Rouge&#034; du 7 f&#233;vrier 2020&#8230; et on compte bien continuer !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1580 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://autrefutur.net/IMG/jpg/equipages-4.jpg' width=&#034;650&#034; height=&#034;488&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le monarque, Victor Hugo et le bulletin m&#233;t&#233;o</title>
		<link>http://autrefutur.net/?Le-monarque-Victor-Hugo-et-le-bulletin-meteo</link>
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		<dc:date>2019-08-22T16:39:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>AutreFutur, Contribution</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;flexions</dc:subject>
		<dc:subject>Copinage</dc:subject>
		<dc:subject>Humeur</dc:subject>
		<dc:subject>Social</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#034;Quelques ond&#233;es sont encore &#224; craindre&#034; entend-on par la voix de la speakerine du bulletin m&#233;t&#233;orologique lors des &#233;missions matinales de France Inter, radio nationale, en d&#233;but de semaine. Si les ond&#233;es, seules, sont &#034;&#224; craindre&#034;, alors le reste de l'actualit&#233; devra &#234;tre tr&#232;s cool. La semaine pr&#233;c&#233;dente, la m&#234;me nous pr&#233;venait : &#034;Le soleil est en guerre avec la pluie&#034; et son alter ego, pr&#233;sentateur des informations lui passait auparavant le micro en pr&#233;venant : &#034;Pas tr&#232;s sexy la m&#233;t&#233;o (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://autrefutur.net/?-Billets-d-humeur-" rel="directory"&gt;Billets d'humeur&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Reflexions-+" rel="tag"&gt;R&#233;flexions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Copinage-+" rel="tag"&gt;Copinage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Humeur-humour-+" rel="tag"&gt;Humeur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Social-+" rel="tag"&gt;Social&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://autrefutur.net/local/cache-vignettes/L150xH93/arton1067-640fe.jpg?1725755570' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='93' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#034;&lt;i&gt;Quelques ond&#233;es sont encore &#224; craindre&lt;/i&gt;&#034; entend-on par la voix de la speakerine du bulletin m&#233;t&#233;orologique lors des &#233;missions matinales de France Inter, radio nationale, en d&#233;but de semaine. Si les ond&#233;es, seules, sont &#034;&#224; craindre&#034;, alors le reste de l'actualit&#233; devra &#234;tre tr&#232;s cool. La semaine pr&#233;c&#233;dente, la m&#234;me nous pr&#233;venait : &#034;&lt;i&gt;Le soleil est en guerre avec la pluie&lt;/i&gt;&#034; et son alter ego, pr&#233;sentateur des informations lui passait auparavant le micro en pr&#233;venant : &#034;&lt;i&gt;Pas tr&#232;s sexy la m&#233;t&#233;o aujourd'hui !&lt;/i&gt;&#034;. Sur les m&#234;mes ondes, l'hiver dernier : &#034;&lt;i&gt;Le froid embusqu&#233; &#224; Strasbourg.&lt;/i&gt;&#034; Le climat, c'est la guerre. Le r&#233;chauffement climatique, une bonne inqui&#233;tude &#224; la mode, mais en th&#233;orie seulement. Depuis Charles X, bourgeoisie et aristocratie recompos&#233;e ont progressivement impos&#233; l'id&#233;e qu'il n'y aurait qu'une sorte de beau temps se situant au del&#224; de 25&#176; &#224; l'ombre avec un ciel sans nuage. Certaines inventions comme le r&#233;frig&#233;rateur ou m&#234;me la t&#233;l&#233;vision ont accentu&#233; cette conception de s&#233;paration de nos corps des conditions m&#233;t&#233;orologiques en en rejetant toutes les variations (&#224; l'exception de la neige utile pour confectionner des d&#233;cors de No&#235;l). Pas de bonne humeur sans beau fixe. Le beau temps est devenu le botox du mode de vie g&#233;n&#233;ral. On ne vit plus avec le temps, on le craint ou on le maudit s'il ne correspond pas &#224; l'image exacte. La moindre averse, le moindre refroidissement et c'est le d&#233;but de l'apocalypse : la vigilance orange. Au printemps dernier, alors que la journ&#233;e s'annon&#231;ait pluvieuse, un autre speaker radiophonique pr&#233;venait : &#034;&lt;i&gt;La journ&#233;e va &#234;tre d&#233;primante&lt;/i&gt;&#034;. On peut gouverner tranquille. Ravageur id&#233;al, le pr&#233;jug&#233; de beau temps a sinistrement triomph&#233; de la raison humaine devenant l'alli&#233; principal de la d&#233;ferlante touristique &#224; l'objectif sournois s'appuyant en r&#233;sum&#233; sur ces termes souvent entendus : &#034;&lt;i&gt;Je me tue au travail toute l'ann&#233;e, ce n'est pas pour avoir un temps pourri en vacances&lt;/i&gt;&#034;. Si l'on vivait toute l'ann&#233;e, un mois d'averse serait autrement v&#233;cu. Du pain et des jeux remplac&#233;s par du bulletin m&#233;t&#233;o. Pour un peu de sens libre, nous devrons bien r&#233;apprendre &#224; nous conjuguer par tous les temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La restauration monarchique, l'empire et toutes les filiations bourgeoises se mettront en qu&#234;te de transformation de villes et village sympathiques en casemates pour vill&#233;giature ensoleill&#233;e. Infernales et rentables. Biarritz est un cas typique. Mod&#232;le haut de gamme. Napol&#233;on 1er aima s'y baigner en 1808 et Napol&#233;on III op&#233;ra la transformation de cette charmante localit&#233; en capitale du &#034;beau temps&#034;, faisant b&#226;tir en 1854 un monumental palais attirant toutes les t&#234;tes couronn&#233;es d'Europe (dont Bismarck qui viendra faire un tour avant la Guerre de 1870 - &#231;a donne une id&#233;e). Victor Hugo alertait dans le tome II de En voyage : &#034;&lt;i&gt;Rien n'est plus grand qu'un hameau de p&#234;cheurs, plein des m&#339;urs antiques et na&#239;ves, assis au bord de l'oc&#233;an (...) Rien n'est plus petit, plus mesquin et plus ridicule qu'un faux Paris&lt;/i&gt;&#034;. Emmanuel Macron, qui en 2016 n'&#233;tait pas encore monarque, passa ses vacances &#224; Biarritz et, comme l'endroit lui plu, le choisi pour organiser son G7 du 24 au 26 ao&#251;t 2019, pas la r&#233;plique de la compagnie de taxis parisiens cr&#233;&#233;e en 1905, mais l'arrogante r&#233;union des 7 pays plus ou moins les plus riches de la plan&#232;te pompeusement qualifi&#233;s de &#034;d&#233;mocratie&#034;. Depuis son &#233;lection relative le consacrant autocrate pour cinq ann&#233;es, il affiche son go&#251;t pour les demeures royales ou imp&#233;riales : Versailles, o&#249; d'apr&#232;s lui &#034;s'&#233;tait r&#233;fugi&#233;e la r&#233;publique lorsqu'elle &#233;tait en danger&#034; - sale temps pour La Commune -, ou le ch&#226;teau de Chambord qu'il occupe plus souvent que Fran&#231;ois Ier. Pour son groupe des sept, le petit souverain, &#224; la perversit&#233; d'une imagination appauvrie, a donc convi&#233; &#224; Biarritz ses copains ou rivaux (en la mati&#232;re c'est la m&#234;me chose) : Donald Trump, Boris Johnson, Giuseppe Conte, Justin Trudeau, Angela Merkel, Shinzo Abe, tous &#224; la t&#234;te de pays dit &#034;riches&#034;. Pas vraiment le cas d'une partie importante de leurs habitants. Ces m&#233;tayers du monde sont tellement certains d'&#234;tre aim&#233;s du peuple qu'il faut tout de m&#234;me 13200 policiers et gendarmes pour les prot&#233;ger. Les touristes sont pri&#233;s de quitter les lieux et les habitants d'obtenir un laisser passer dans &#034;&lt;i&gt;la ville qui sera certainement l'endroit le mieux prot&#233;g&#233; de la plan&#232;te&lt;/i&gt;&#034; selon son maire Michel Venac. Il parait que &#034;la lutte contre les in&#233;galit&#233;s&#034; est un des th&#232;mes centraux de cette r&#233;union dans la ville imp&#233;riale. On s'&#233;touffe. Le 18 d&#233;cembre, lors d'une manifestation en opposition &#224; la tenue de ce G7 &#224; Biarritz, une jeune femme est bless&#233;e par un tir de flash-ball (triple fracture de la m&#226;choire). Des interpellations pr&#233;ventives ont d&#233;j&#224; eu lieu et 300 places en cellule sont d&#233;j&#224; r&#233;serv&#233;es pour les 4 prochains jours et 17 procureurs sont de service. &#034;&lt;i&gt;Police partout justice nulle part&lt;/i&gt;&#034;, toujours Victor Hugo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'escobarderie est &#233;norme. Le beau temps pourrait faire place &#224; l'orage. Toujours dans son tome II de En voyage, Victor Hugo s'interrogeait sur la remarque d'un bayonnais qui lui avait dit &#224; son arriv&#233;e en gare, alors qu'il cherchait comment se rendre &#224; Biarritz : &#034;&lt;i&gt;Monsieur, il est facile d'y aller, mais difficile d'en revenir.&lt;/i&gt;&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Source&lt;/strong&gt; : nato-glob.blogspot.com&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>SAUVEZ UN LIEU ASSOCIATIF PARISIEN &#224; rayonnement national</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>AutreFutur</dc:creator>


		<dc:subject>Solidarit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Culture</dc:subject>
		<dc:subject>Copinage</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;8 impasse Crozatier dans le 12&#232;me &#224; Paris, l'EDMP, un grand local, avec plusieurs salles et une cuisine, permet depuis 42 ans la rencontre de nombreux groupes, qui font vivre des pratiques et des &#233;changes autour des livres, de l'&#233;dition, du syndicalisme, de l'initiation &#224; la langue fran&#231;aise et de l'aide &#224; la scolarisation des &#233;trangers, de la m&#233;moire des immigrations , des alternatives de consommation, du rapport au corps&#8230;. Sans oublier les AG et coordinations de mobilisations au niveau (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Copinage-+" rel="tag"&gt;Copinage&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://autrefutur.net/local/cache-vignettes/L150xH150/arton1041-0ca55.jpg?1725761483' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;8 impasse Crozatier dans le 12&#232;me &#224; Paris, l'EDMP, un grand local, avec plusieurs salles et une cuisine, permet depuis 42 ans la rencontre de nombreux groupes, qui font vivre des pratiques et des &#233;changes autour des livres, de l'&#233;dition, du syndicalisme, de l'initiation &#224; la langue fran&#231;aise et de l'aide &#224; la scolarisation des &#233;trangers, de la m&#233;moire des immigrations , des alternatives de consommation, du rapport au corps&#8230;. &lt;br class='manualbr' /&gt;Sans oublier les AG et coordinations de mobilisations au niveau de l'Ile de France comme national (pr&#233;caires, &#233;ducation prioritaire&#8230;). Ce local se veut une bourse du travail, au sens originel de lieu d'&#233;ducation et de d&#233;fense des travailleurs -ses. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lieux alternatifs et de r&#233;union se font de plus en plus rares, car les loyers flambent, des villes expulsent les bourses du travail ou limitent leur acc&#232;s, les squats et les occupations sont vite r&#233;duits &#224; n&#233;ant. Ce local doit donc rester, central &#224; Paris, pr&#232;s de la gare de Lyon (qui favorise son rayonnement national), au service des alternatives et des luttes ; comme il l'est depuis longtemps, gr&#226;ce &#224; son projet coop&#233;ratif : Plus d'une centaine de personnes et de structures participent mensuellement au financement, m&#232;nent les activit&#233;s qu'elles souhaitent dans le local et y disposent d'une librairie associative. Ces coop&#233;rateurs &#8211;trices d&#233;finissent en AG les grandes lignes de l'utilisation du local et un comit&#233; de gestion s'assure de la bonne mise en &#339;uvre de ces orientations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les augmentations &#233;normes du loyer et les proc&#232;s pour les imposer compromettent la poursuite du projet coop&#233;ratif. L'AG des coop&#233;rateurs &#8211;trices a donc d&#233;cid&#233; l'achat du local : Une promesse de vente valable jusqu'au 15 octobre a &#233;t&#233; sign&#233;e en juillet pour 650 000 euros, somme dont nous disposons d'un tiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous pouvez participer &#224; ce sauvetage d'un local militant historique et du projet qu'il porte de plusieurs fa&#231;ons compl&#233;mentaires&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En augmentant notre apport : pour faire baisser l'emprunt bancaire en dessous de 400 000 euros, iI nous manque 50 000 euros (5000 fois 10 euros ou 100 fois 500 euros).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pour ce faire, deux possibilit&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; donner &#224; la cagnotte internet : &lt;a href=&#034;https://www.lepotcommun.fr/pot/i13l3ebo&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lepotcommun.fr/pot/i13l3ebo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ou verser un apport &#224; l'association&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;par ch&#232;que &#224; l'ordre de L'Emancipation Diff Media Prog envoy&#233; 8 Impasse Crozatier 75012 Paris ou par virement sur le compte BRED de &#171; L'EMANCIPATION DIFF MEDIA PROG &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; IBAN : FR76 1010 7001 3300 8200 4850 025 ; BICS : BREDFRPPXXX&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En contribuant au remboursement du pr&#234;t par la souscription d'un virement r&#233;gulier de 5 &#224; 20 euros par mois (ou plus) sur le m&#234;me compte ci-dessus, et en devenant ainsi, si vous le d&#233;sirez, coop&#233;rateur-trice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pensez &#224; nous Informer de vos initiatives par courrier, par mail (achampeau01@infonie.fr) ou par t&#233;l&#233;phone (0620555761). Ces contacts peuvent vous apporter toutes les pr&#233;cisions d&#233;sir&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Emancipation par la Diffusion de Medias Progressistes, avec RESF, Memoria Viva, Emancipation, les &#233;ditions Spartacus et Noir et Rouge, l'AMAP les Trognons de la Nation, &#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La soci&#233;t&#233; autophage. Anselm Jappe</title>
		<link>http://autrefutur.net/?La-societe-autophage-Anselm-Jappe</link>
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		<dc:date>2017-10-14T14:15:57Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Contribution</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;flexions</dc:subject>
		<dc:subject>Copinage</dc:subject>
		<dc:subject>Social</dc:subject>

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&lt;p&gt;Dans &#034;La soci&#233;t&#233; autophage&#034;, le philosophe allemand Anselm Jappe livre une proposition th&#233;orique originale et tr&#232;s radicale du capitalisme ainsi qu'une analyse des formes de violence extr&#234;mes. En s'int&#233;ressant au sujet narcissique-f&#233;tichiste, qu'il identifie comme la subjectivit&#233; propre au capitalisme de crise. La &#171; critique de la valeur &#187; &#233;largit ici son discours &#224; la sph&#232;re des structures psychiques, &#224; la recherche du sujet m&#234;me de la f&#233;tichisation de la marchandise. Ce livre s'adresse &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Social-+" rel="tag"&gt;Social&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://autrefutur.net/local/cache-vignettes/L150xH136/arton952-dd995.jpg?1725756305' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='136' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Dans &#034;La soci&#233;t&#233; autophage&#034;, le philosophe allemand Anselm Jappe livre une proposition th&#233;orique originale et tr&#232;s radicale du capitalisme ainsi qu'une analyse des formes de violence extr&#234;mes. En s'int&#233;ressant au sujet narcissique-f&#233;tichiste, qu'il identifie comme la subjectivit&#233; propre au capitalisme de crise. La &#171; critique de la valeur &#187; &#233;largit ici son discours &#224; la sph&#232;re des structures psychiques, &#224; la recherche du sujet m&#234;me de la f&#233;tichisation de la marchandise. Ce livre s'adresse &#224; tous ceux qui se pr&#233;occupent de la &#171; pulsion de mort &#187; de la soci&#233;t&#233; actuelle et qui pensent qu'elle est le r&#233;sultat d'une v&#233;ritable crise de civilisation.&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Critique de la valeur-dissociation. Repenser une th&#233;orie critique du capitalisme&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt; Le mythe grec d'&#201;rysichthon nous parle d'un roi qui s'autod&#233;vora parce que rien ne pouvait assouvir sa faim &#8211; punition divine pour un outrage fait &#224; la nature. Cette anticipation d'une soci&#233;t&#233; vou&#233;e &#224; une dynamique autodestructrice constitue le point de d&#233;part de La Soci&#233;t&#233; autophage. Anselm Jappe y poursuit l'enqu&#234;te commenc&#233;e dans ses livres pr&#233;c&#233;dents, o&#249; il montrait &#8211; en relisant les th&#233;ories de Karl Marx au prisme de la &#171; critique de la valeur &#187; &#8211; que la soci&#233;t&#233; moderne est enti&#232;rement fond&#233;e sur le travail abstrait et l'argent, la marchandise et la valeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Mais comment les individus vivent-ils la soci&#233;t&#233; marchande ? Quel type de subjectivit&#233; le capitalisme produit-il ? Pour le comprendre, il faut rouvrir le dialogue avec la tradition psychanalytique, de Freud &#224; Erich Fromm ou Christopher Lasch. Et renoncer &#224; l'id&#233;e, forg&#233;e par la Raison moderne, que le &#171; sujet &#187; est un individu libre et autonome. En r&#233;alit&#233;, ce dernier est le fruit de l'int&#233;riorisation des contraintes cr&#233;&#233;es par le capitalisme, et aujourd'hui le r&#233;ceptacle d'une combinaison l&#233;tale entre narcissisme et f&#233;tichisme de la marchandise.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le sujet f&#233;tichiste-narcissique ne tol&#232;re plus aucune frustration et con&#231;oit le monde comme un moyen sans fin vou&#233; &#224; l'illimitation et la d&#233;mesure. Cette perte de sens et cette n&#233;gation des limites d&#233;bouchent sur ce qu'Anselm Jappe appelle la &#171; pulsion de mort du capitalisme &#187; : un d&#233;cha&#238;nement de violences extr&#234;mes, de tueries de masse et de meurtres &#171; gratuits &#187; qui pr&#233;cipite le monde des hommes vers sa chute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Dans ce contexte, les tenants de l'&#233;mancipation sociale doivent urgemment d&#233;passer la simple indignation contre les tares du pr&#233;sent &#8211; qui est souvent le masque d'une nostalgie pour des stades ant&#233;rieurs du capitalisme &#8211; et prendre acte d'une v&#233;ritable &#171; mutation anthropologique &#187; ayant tous les atours d'une dynamique r&#233;gressive.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Table&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Prologue. D'un roi qui s'autod&#233;vora&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. &lt;strong&gt;Du f&#233;tichisme qui r&#232;gne dans ce monde&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Ce que nous apprend la critique de la valeur&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Un mauvais sujet&lt;/li&gt;&lt;li&gt; C'est la faute &#224; Descartes&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Excursus : Descartes musicologue et les acc&#233;l&#233;rations de l'histoire&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Kant, penseur de la libert&#233; ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le marquis de Sade et la loi morale&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Assez de philosophie, des actes&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le narcissisme comme consolation de l'impuissance&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;2. &lt;strong&gt;Narcissisme et capitalisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Qu'est-ce que le narcissisme ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Narcissisme et peur de la s&#233;paration&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Psychanalyse et r&#233;volution : Erich Fromm et Herbert Marcuse&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Christopher Lasch, le narcissisme comme cat&#233;gorie critique&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Petite histoire du narcissisme&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le paradigme f&#233;tichiste-narcissique&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Retourner &#224; la nature, vaincre la nature ou vaincre la r&#233;gression capitaliste ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;3. &lt;strong&gt;La pens&#233;e contemporaine face au f&#233;tichisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Une perte des limites ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Evoquer l'autorit&#233; pour &#233;chapper au march&#233; ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt; De l'id&#233;alisme et du mat&#233;rialisme&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Nouvelles formes, vieux malheurs ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Nouveaux discours des mis&#232;res de ce temps&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Une mutation plus ancienne que le num&#233;rique&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;4. &lt;strong&gt;La crise de la forme-sujet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La pulsion de mort du capitalisme&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Amok et djihad&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Comprendre l'amok&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Nulle raison nulle part&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Capitalisme et violence&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Epilogue. Que faire de ce mauvais sujet ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Appendice. Quelques points essentiels de la critique de la valeur&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bibliographie&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anselm Jappe &lt;/strong&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;Ed. La D&#233;couverte, septembre 2017&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Critique de la valeur-dissociation. Repenser une th&#233;orie critique du capitalisme &lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;http://www.palim-psao.fr/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.palim-psao.fr/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>What Matters Now. Un pr&#233;sent conscient propos&#233; par Ursus Minor et Nato musique</title>
		<link>http://autrefutur.net/?What-Matters-Now-Un-present-conscient-propose-par-Ursus-Minor-et-Nato-musique</link>
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		<dc:date>2016-10-26T12:12:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fulano</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;flexions</dc:subject>
		<dc:subject>Musiques</dc:subject>
		<dc:subject>Copinage</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ursus Minor : What Matters Now &lt;br class='autobr' /&gt;
Usus Minor n'enregistre pas souvent et chacun de ses albums est attendu avec ce l&#233;ger bouillonnement montant qui caract&#233;rise les amateurs de musique en qu&#234;te de primeur et de sens. Apr&#232;s Zugzwang en 2003, Nucular en 2006 et I will not take &#8216;but' for an answer en 2010, le quartet revient avec un double album r&#233;alis&#233; lors d'un s&#233;jour du groupe &#224; Treignac en Corr&#232;ze, un album au titre tr&#232;s parlant : What Matters Now. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour son quatri&#232;me opus, Ursus Minor offre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://autrefutur.net/?-Cultures-" rel="directory"&gt;Cultures &lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Reflexions-+" rel="tag"&gt;R&#233;flexions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Musiques,26-+" rel="tag"&gt;Musiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://autrefutur.net/?+-Copinage-+" rel="tag"&gt;Copinage&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://autrefutur.net/local/cache-vignettes/L150xH150/arton892-3efde.jpg?1725855578' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ursus Minor : What Matters Now&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Usus Minor n'enregistre pas souvent et chacun de ses albums est attendu avec ce l&#233;ger bouillonnement montant qui caract&#233;rise les amateurs de musique en qu&#234;te de primeur et de sens. Apr&#232;s Zugzwang en 2003, Nucular en 2006 et I will not take &#8216;but' for an answer en 2010, le quartet revient avec un double album r&#233;alis&#233; lors d'un s&#233;jour du groupe &#224; Treignac en Corr&#232;ze, un album au titre tr&#232;s parlant :&lt;strong&gt; What Matters Now&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour son quatri&#232;me opus, Ursus Minor offre une suite &#224; deux faces, car tout dans le monde a deux faces. Une suite &#224; deux faces en quatre parties, nombre de bonne orientation (4 points cardinaux, 4 saisons, 4 &#233;l&#233;ments), o&#249; les quatre hommes de l'orchestre Tony Hymas, Grego Simmons, Fran&#231;ois Corneloup et Stokley Williams) invitent comme les &#233;toiles, de bien des amicales visites pour g&#233;n&#233;rer de petites foules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dem Atlas, nouvelle coqueluche du rap minnesotan de Rhymesayers qui concentre bien des afflux de regards et d'oreilles, la rappeuse b-girl Desdamona (d'Ill Chemistry) et la chanteuse Motown Ada Dyer, les accompagnent tout au long de ses faces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur quelques titres, d'autres amis se joignent comme le violoniste et compagnon de route Dominique Pifar&#233;ly, le duo de musique celtique Le B&#233;n&#233;fice du doute, l'acteur Fr&#233;d&#233;ric Pierrot pour quelques r&#233;miniscences r&#233;sistantes, la clarinettiste d'Aquaserge Manon Glibert, Bernat Combi, chanteur d'une sorte de blues limousin, Patrick Dorcean batteur du dernier trio de Jef Lee Johnson et les jeunes slammeurs Anna Mazaud et L&#233;o Remke-Rochard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le livret, o&#249; figurent toutes les paroles, voit chacune des quatre s&#233;quences illustr&#233;es respectivement par Zou, Laurent Lebot, Emre Ohrun et Florence Dupr&#233; la Tour avec, en interm&#232;de un cahier photographique de Val K (va-et-vient entre le Chiapas et Notre-Dame-des-Landes), et des portraits illustr&#233;s de James.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au travers de sa musique aux teintes de funk-jazz-rap-soul-rock-blues-musique traditionnelle et au-del&#224;, sa pulsation d'une sorte de pr&#233;sent perp&#233;tuel, un pr&#233;sent conscient comprenant le pass&#233;, faisant face au futur, Ursus Minor livre dans What Matters Now, sa perception du monde, de ses racines distinctes et bonnes voisines, de ses transmissions g&#233;n&#233;rationnelles en prenant la mesure des modifications apport&#233;es par les ann&#233;es, d'harmonies, de peines, de brutalit&#233;s, d'amour, r&#233;unis sur un chemin de traverse d'un seul tenant.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Nato musique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Est-il encore n&#233;cessaire de pr&#233;senter les &#233;ditions musicales Nato, mont&#233;es en septembre 1980 par Jean Rochard&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire sur ce site, 2 &#233;changes avec AutreFutur : Ce qui compte, ce n'est pas (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, &#224; la fois producteur, directeur artistique et surtout &#034;engag&#233;&#034; dans une d&#233;marche o&#249; la conscience, y compris politique, est une arme qui passe aussi par la musique ?&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh6-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; En 1996, en deux disques, 36 plages musicales et au travers d'un livret richement illustr&#233;, Nato revient sur &lt;strong&gt;Buenaventura Durruti&lt;/strong&gt; , son histoire et celle de la r&#233;volution espagnole&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Collectif pour un autre futur - Buenaventura Durruti - nato 3164/3244 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Musiciens, chanteurs, &#233;crivains, acteurs s'interrogent et cr&#233;ent une d&#233;dicace sans nostalgie et pleine d'actualit&#233;, &#224; laquelle participera Abel Paz&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Acteur et t&#233;moin de la r&#233;volution libertaire, auteur de &#034;Buenaventura (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;BR&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; En 2010, un album est consacr&#233; &#224; &lt;strong&gt;Gustave Courbet&lt;/strong&gt; et &#224; son &#034;&lt;strong&gt;origine du monde&lt;/strong&gt;&#034;. Un orchestre de 23 musiciens alterne alors avec un petit ensemble compos&#233; de la harpiste H&#233;l&#232;ne Breschand, de l'accord&#233;oniste Janick Martin, du violoncelliste Didier Petit et d'Hymas au piano. Un livret de 112 pages accompagne le disque et poursuit cette suite d'impressions, de variations, d'interpr&#233;tations et de questionnements autour de l'&#339;uvre. &lt;BR&gt; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;&lt;strong&gt;Chroniques de r&#233;sistance&lt;/strong&gt;&#034; est publi&#233; en 2014. Un compagnonnage se forme autour de Tony Hymas (compositeur et pianiste). Musique, textes et chansons se m&#234;lent pour rappeler la pr&#233;sence des &#233;trangers dans les maquis ou les arm&#233;es de la France Libre, grands oubli&#233;s de la victoire &#224; laquelle ils ont pourtant tant contribu&#233; et parmi eux, cette pr&#233;sence capitale de milliers d'Espagnols qui continuaient une guerre contre le fascisme, commenc&#233;e plus t&#244;t chez eux, ou encore ces autres Espagnols de la Nueve qui entr&#232;rent dans Paris le 24 ao&#251;t 1944, le maquis limousin de ce r&#233;sistant hors normes que fut Georges Guingouin, l'action d&#233;terminante des femmes Marianne Cohn, Germaine Tillion, Suzy Chevet, Olga Bancic, la Lib&#233;ration contrari&#233;e et ce qu'il nous reste &#224; parcourir. &lt;br class='manualbr' /&gt;Pour raconter ces pages d'histoire, la po&#233;sie de Ren&#233; Char, celle de Robert Desnos ou d'Armand Gatti, les paroles de Sylvain Girault ou Serge Utg&#233;-Royo, les intentions de John Holloway, Barney Bush ou David Miller sont convoqu&#233;es. Les illustrateurs Jeanne Puchol, Sylvie Fontaine, Vincent Bailly, Vaccaro, Daniel Cacouault, St&#233;phane Levallois prolongent cet ensemble dans un livret de 148 pages&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb6-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire sur ce site, 2 &#233;changes avec AutreFutur : &lt;br class='manualbr' /&gt;- &lt;strong&gt;&lt;a href='http://autrefutur.net/?Ce-qui-compte-ce-n-est-pas' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Ce qui compte, ce n'est pas seulement l'&#233;coute du disque, c'est ce que vous allez faire apr&#232;s l'avoir entendu. (Boots Riley)&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;- &lt;strong&gt;&lt;a href='http://autrefutur.net/?Anarchosyndicalisme-musiques-et' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Anarchosyndicalisme, musiques et plaisir d'&#234;tre ensemble&#8230; &lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.natomusic.fr/index.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.natomusic.fr/index.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Collectif pour un autre futur - Buenaventura Durruti - nato 3164/3244 (r&#233;&#233;dition 2011). &lt;a href=&#034;http://www.natomusic.fr/catalogue/musique-jazz/cd/nato-disque.php?id=119&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.natomusic.fr/catalogue/musique-jazz/cd/nato-disque.php?id=119&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Acteur et t&#233;moin de la r&#233;volution libertaire, auteur de &#034;Buenaventura Durruti, un anarchiste espagnol&#034;- ed. Quai Voltaire, Paris, 1993- ou de &#034;Chronique passionn&#233;e de la Colonne de Fer&#034;, - r&#233;&#233;d. Nautilus, Paris, 2002&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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